Quels signes doivent vous alerter ?
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L’avance de phase : un sommeil décalé trop tôt !
L’endormissement survient très tôt le soir vers 21 heures ou 21 heures 30… Mais le réveil se produit également très tôt ! À 4 ou 5 heures du matin, plus possible de dormir. La plainte ressemble alors à celle des patients ayant une insomnie avec impossibilité de se rendormir en fin de nuit. Des hypnotiques sont alors très souvent prescrits sans améliorer les nuits le plus souvent, mais en baissant souvent la vigilance du lendemain…
Ce genre de trouble n’est pas pathologique. Il est fréquent chez les gens âgés, et le sommeil joue son rôle récupérateur. Certaines astuces peuvent vous aider soit à le vivre mieux, soit à recaler un peu le sommeil.
Il est en tout cas inutile de rester au lit. Essayez de vous trouver des activités plaisantes pour un début de journée dynamisant avant tout le monde, ou bien tentez de vous recaler progressivement en retardant votre heure de coucher, ce qui décalera naturellement celle du réveil… La lumière forte le soir peut vous aider dans cette délicate entreprise…
Les apnées du sommeil
De nombreuses circonstances peuvent amener à les rechercher :
− Ronflements gênant le conjoint, parfois très sonores
− Somnolence dans la journée
− Troubles de la mémoire
− Maux de tête au réveil
− Hypertension artérielle inexpliquée ou résistante aux traitements
− Troubles du rythme cardiaque…
Cette pathologie toucherait 25 % des plus de 65 ans en moyenne…
Un examen simple permet d’en faire le diagnostic : la polygraphie ventilatoire, souvent réalisée à domicile par un médecin spécialiste du sommeil, un pneumologue ou un ORL…
Il existe des pauses respiratoires pendant le sommeil, le plus souvent en lien avec une obstruction des voies respiratoires liée à différents facteurs : la position couchée, la détente des muscles pendant le sommeil… Quand le sommeil est très morcelé on fera une polysomnographie plus complète car elle permet de détecter les stades du sommeil.
Les pauses respiratoires entraînent une baisse de l’oxygénation du sang et une souffrance de nombreux organes dont le cœur. Elles sont également la cause d’éveils répétés, parfois très brefs et non perçus. D’où une désorganisation du sommeil qui concoure à l’aggravation des conséquences. Une consultation médicale s’impose car des traitements existent.
Le syndrome des jambes sans repos
« Le soir, je suis très gêné par des sensations désagréables dans les jambes (parfois dans les bras) qui m’empêchent de m’endormir et m’obligent à marcher », « La nuit, je suis réveillé par le besoin impérieux de marcher »
Le syndrome des jambes sans repos est une maladie neurologique qui touche 4% de la population française.
Ce sont des sensations désagréables (parfois crampes, fourmis, chaleur excessive) aggravées par le repos, et la position couchée, obligeant la personne à bouger ses jambes.
Dans les cas sévères, les répercussions sur le sommeil peuvent être importantes.
Des traitements existent et permettent la restauration d’un sommeil efficace.
